Le président de la LFP, Frédéric Thiriez, n'abandonne pas le combat contre la suppression du DIC (droit à l'image collectif). Celle-ci ayant simplement été repoussée de six mois par le Sénat, le dirigeant du football professionnel exprime son mécontentement. "L'Etat renie sa signature, manifestée de la façon la plus solennelle : par la loi, explique l'avocat. Il y a un an, le débat sur le DIC avait permis de le maintenir jusqu'en 2012. Les contrats et les recrutements ont été faits en fonction de cette perspective. On nous dit aujourd'hui que c'est juin 2010. Or, ces contrats sont à durée déterminée, ils ne peuvent donc pas être modifiés." Le Conseil constitutionnel va être saisi au nom du principe de sécurité juridique. Les clubs pourraient ensuite se retourner vers l'Etat pour demander des dédommagements du préjudice subi. "Nous sommes prêts à toute éventualité, y compris la grève. Avant cela, nous en appelons au président de la République. Lui au moins connaît et aime le sport", a conclu Thiriez.
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(Par Patrick Juillard)