Au lendemain des sifflets avant France-Tunisie, le gouvernement continue de réagir. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie a demandé mercredi au préfet de Seine-Saint-Denis, où se situe le Stade de France, de signaler officiellement les outrages à l'hymne national au procureur de la République de Bobigny. L'enquête "pourra s'appuyer sur les images filmées au cours de la rencontre, a-t-elle précisé dans un communiqué. Les interpellations qui en résulteront déboucheront sur des interdictions administratives de stade." Pour rappel, la loi sur la Sécurité intérieure du 18 mars 2003 a créé un "délit d'outrage" à l'hymne national, punissable de 7 500 euros d'amende et de six mois de prison dans certains cas. (Par Patrick Juillard)
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